Le lendemain, quand je suis arrivé à l'école tout le monde était très gentil avec moi. J'entendais des "Désolé(e)" de ci de là. Je n'y faisait pas attention, je ne voulais pas les écouter pour ne pas pleurer. Je me trouvais dans la cours où les élèves attendaient la fameuse sonnerie qui nous accable tous.
Je n'avais pas de "vrais" ami dans mon lycée. Seulement, je restais avec différents groupes de personnes. Tout le monde m'aimait bien mais moi je n'aimais as tout le monde. Ce matin la, un matin de mai, il ne faisait pourtant pas chaud, comme le soir où j'avais failli me suicider. Tout le monde était au courant ici. Je ne sais par quel biais ils avaient déjà su que ma s½ur était morte mais alors encore moins comment ils avaient appri pour ma tentative de suicide. J'avançais dans la cour, puis je rentrai dans le fameux foyer des élève ou la plupart se regroupaient quand il faisait froid.
"Bonjour" dis-je à un groupe d'amis qui se trouvait contre le radiateur jaune.
Les trois garçons me regardaient comme une inconnu et les filles me souriaient.
"Bonjour" me dis Sandy "Alors, comment te sens-tu, mieux ?"
Je lui souris en faisant "oui" de la tête.
Tout le monde à présent me souriait.
"Nous sommes contents que tu sois revenue parmi nous" me dis Pierre avec un grand sourire.
Je savais que Pierre avait une attirance très prononcée envers moi. Sans vouloir être élogieuse il y avait beaucoup de garçons qui me courraient après. Je trouvais d'ailleurs ça pathétique parce qu'ils "m'aimaient" (si l'on peux employer ce mot) juste pour ma beauté. Moi je ne me trouvais pas belle, simplement pas moche. Et pourtant j'avais du succès et même les filles voulaient être mes amies pour être plus roche de celui-ci ou celui-ci. Cela aussi était poignant.
La sonnerie retenti. Je montais, Pierre à mes côtés. Il me parla de tout e de rien, ne faisant comme de rien était et je répondais de même.
"On à quoi ?" me demanda-t-il.
"Je crois qu'on à maths, mais tu devrais le savoir mieux que moi."
"Tu as doublement raison."
Nous rentrâmes dans la classe et le cours commença.
Mon prof de math, un vieux sadique, le gardeur de chèvre comme on l'appelait à cause de ça barbe et son physique de l'emploie, ne changeait jamais de vêtements.
"On avait un exercice à faire ?" Je chuchotais et Pierre, assis à côté de moi comme pour la plupart des cours me dis.
"Oui celui-ci" et il me montra sa feuille.
Chaque matin, le prof de maths regardait sa liste d'élèves et en nommait un, celui-ci avait le supplice d'aller au tableau. Avec Pierre, nous étions tout derrière, au fond de la classe. Cela ne voulait pas dire que j'étais une mauvaise élève, j'étais juste moyenne, moyenne en tout mais j'aidais souvent les autres quand ils ne comprenaient pas.
"Pierre Fadu, au tableau"
"Bonne chance" lui souhaitai-je.
Il me sourit. Pierre était assez fort en maths mais pas autant que moi. Pour l'instant il ne se débrouillait pas mal. Pas mal, jusqu'au moment ou le prof lui dit
"Vous êtes sur ?"
La question qui tue quoi. Déjà ce supplice était insoutenable car la moindre erreur et nous passions pour des ânes et le prof nous tonnait dessus alors cette question en plus qui d'ailleurs ne voulais rien dire car la moitié du temps il disait cela pour nous tromper.
"Heu ... oui"
"Et bien ce n'est pas ça !"
M. Paul, expliqua plusieurs choses à Pierre puis il revint à sa place.
"Je déteste passer au tableau."murmura-t-il.
Je lui souris et dis :
"Moi aussi".
Le cour de maths finit enfin, la prof de français arriva. Je l'aimais bien cette prof. Le cours passa vite et la récré fut là.
Je partis avec Pierre m'acheter un café et m'assis sur une table de la cafétéria avec Pierre en face de moi qui lui ne buvait rien. Il me regardait. Enfaite, Pierre, je l'aimais bien, c'était le seul garçon à peu près sensé de ma classe. Lui, il ne pensais pas qu'aux femmes à poils sur les voitures de courses, ni à passer plus de temps à tricher pour les contrôles, non, lui il apprenait, ça allait beaucoup plus vite comme il disait.
Il me regarda tout d'un coup tristement et me dis.
"Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là."
"Merci"
"ça doit être dur..Je n'aimerais vraiment pas être à ta place, et puis Caroline ma manque à moi aussi, ça fait un vide..."
Je ne répondais pas et une larme commença à couler sur ma joue.
Une fille, plus une amie de Caroline que de moi arriva.
"Tiens Manon, on est tous avec toi, on pense a toi".
Elle m'avait donné un genre de cahier puis elle était reparti avec ses copine.
Je l'ouvris, sur la première page était écris en lettre rose "Quoi que la mort nous enlève, elle ne supprime pas notre mémoire..."Puis que chaque page était écrit un mot de chaque personne de chaque classe.
"C'est quoi ?" me demanda Pierre.
Je lui tendit le livre. Il le regarda et me le rendit.
"Ok"
La fin de la journée passa très vite, quand la fins des cours fut venu, je dis au revoir à mes soit disant amis et parti, seule en direction de chez moi mais je fus rattrapé par Pierre.
"Heu ... Manon, attend moi s'il te plait je veux te dire un truc."
"Oui ?"
"Je sais que tu joue de la guitare et ce soir je dois aller avec mon père en acheter une électrique, tu sais je te l'avais dit, et je voulais savoir si tu voulais venir avec moi pour te conseiller."
"Ben ouais si tu veux."
"Je vais a "Store music" tu sais c'est vers la papeterie."
"Oui oui je sais"
Et nous partîmes en direction du magasin. Ce magasin était tenue par une fille de première L de mon lycée qui elle même faisait option musique. Sue le chemin, il me dit qu'il pesait que ça ne me dérangeais pas de venir avec lui comme nous 'avions pas beaucoup de devoirs à faire. Je lui dit que non. Il me dit ensuite que son père l'attendait là-bas.
"Mais pourquoi vas-tu acheter une guitare életrique enfaite ?"
"Tu sais parce que j'ai vendu la mienne car elle n'était plus comment dire, de mon niveau, c'était vraiment de la sous-m*****."
"Mais ça fait à pêne 1an que tu en joue"
"Oui mais tu sais c'était l'ancienne de mon père, alors bonjour l'antiquité..."
Je rigolais. Nous arrivâmes enfin devant le magasin ou son père nous attendait.
"Bonjour"
"Ha, bonjour Manon, d'abord toutes mes condoléances, je suis contente que tu sois venu pour nous aider dans ce choix, de plus Pierre y tenait vraiment."
Pierre rougit.
Nous entrâmes dans le magasin, le chauffage était allumé et il faisait bon. Mon regard se posa tout d'abord sur une pile de CDs sur le comptoir. Pierre montra du doigt un poster et me dit
"Regarde, c'est un nouveau groupe, tu sais Jacks Conny ?"
"Oui oui, je connais." mais mon attention se fixa plutôt sur un autre poster, placé juste à côté, le postyer du groupe Allemand, Tokio Hotel.
"Hé ! T'as vu à côté, c'est le poster de Tokio Hotel"
"Ne me dis pas que t'es fan ?"
"Ben non mais d'abord je connais pas donc je eux rien dire"
"Parce que moi je connais et quelques chanson ne sont pas mal mais bon t'as vu la gueule du chanteur, enfin on dirait plutôt une chanteuse."
"Grave".
"Bonjour messieurs dame, c'est pour quoi ?" une vendeuse s'approchât de nous.
"Mon fils aimerait acheter une guitare électrique mais il ne sait pas encore laquelle, ça fait un an qu'il joue de la sèche et la il voudrait donc une électrique."
"Je vois"
Après des conseils interminable et après m'avoir demander mon avis trois fois, Pierre acheta une superbe guitare électrique Ibanez bleu et noire.
Nous sortîmes du magasin, Pierre était tout content et j'étais contente pour lui, son père lui ne faisait que répéter qu'il aurait intérêt à continuer à bien apprendre de belles chanson...
"Tu veux qu'on te ramène?" me demanda le père de Pierre.
"Oui mais je ne veux pas abuser, je n'habite pas très loin..."
"Oui mais il commence à faire nuit et une jolie fille comme toi seule dans la nuit, ça ne fait pas !" Il me sourit.
"Merci" et je lui retournai son sourire.
Arrivée chez moi, je ne trouvai personne. Ma mère était au boulot et mon père était chez un ami. Tous les soirs il l'aidait a refaire le toit de sa maison...Se que je ne cmprenait pas c'est que la vie avait repris son cours normal, plus personne ne faisait attention à ses remarques et pour certains, Caroline était plus qu'un vaste souvenir...